Une recette pour la réciprocité des Services à l'enfance et à la famille autochtones
May 28, 2025
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May 28, 2025
Pour Valerie Kerr, superviseure des programmes familiaux et communautaires chez Native Child and Family Services de Toronto, soutenir les familles et les communautés est bien plus qu'un travail : c'est une véritable vocation. Elle nous a parlé d'alimentation, de liens sociaux et de l'importance de prendre soin les uns des autres.
Native Child and Family Services of Toronto (NCFST) est un organisme autochtone urbain multiservices qui soutient le bien-être global des enfants, des jeunes et des familles. Ancré dans les valeurs et les enseignements culturels autochtones, NCFST offre une vaste gamme de services intégrés, allant des programmes pour la petite enfance et du soutien aux jeunes au soutien en santé mentale, au logement et aux services communautaires.
« Ce que je préfère dans mon travail, c'est aider la communauté. La communauté me tient profondément à cœur », a confié Valerie.
Travaille en étroite collaboration avec les familles et les membres de la communauté, Valerie nous livre ses réflexions sur l'importance de la réciprocité – en matière d'alimentation, de relations et d'entraide.
Elle nous a partagé la recette de la soupe des Trois Sœurs, un plat traditionnel à base de maïs, de haricots et de courge. Le maïs, en poussant haut, sert de support aux haricots. Ces derniers enrichissent le sol en azote, nourrissant ainsi les autres plantes. « Et puis il y a la courge, qui pousse au ras du sol et qui agit comme une sorte de protectrice, retenant l'humidité et éloignant les parasites », expliqua Valérie. Cultiver des aliments en symbiose de cette manière permet aussi de mieux comprendre ce que signifie nourrir non seulement les corps, mais aussi les liens sociaux.
« Même un simple bonjour adressé à quelqu'un en passant peut avoir un impact considérable sur sa journée », confia Valérie. « Il existe de petites façons de créer des liens, si on le souhaite. Surtout si l'on vit près de personnes âgées, il est important de prendre de leurs nouvelles, de s'assurer qu'elles vont bien, qu'elles mangent. Beaucoup de personnes âgées ont simplement besoin de quelqu'un avec qui discuter. Ce simple échange peut vraiment égayer leur journée. »
« C'est un peu comme faire pousser des légumes », poursuivit-elle, « quand on leur parle, ils poussent bien. C'est la même chose pour les personnes âgées, et pour les enfants aussi. Quand on prend le temps de leur parler, ils grandissent avec une meilleure compréhension d'eux-mêmes et une plus grande sérénité. »
Ce type de sagesse partagée, ancré dans les pratiques traditionnelles, demeure profondément pertinent aujourd'hui. Dans un monde où l'insécurité alimentaire est généralisée et s'aggrave, elle nous incite à repenser les systèmes que nous avons créés et nous invite à considérer la nourriture non comme une marchandise, mais comme un droit partagé – et à nous nourrir les uns les autres non comme un acte de charité, mais comme une responsabilité mutuelle.
« Les aliments que nous recevons de Deuxième Récolte soutiennent des programmes qui nourrissent la communauté et notre programme de banque alimentaire », explique Valérie. « Ils sont vraiment formidables. Lorsque le centre est fermé, ils adaptent leur horaire et viennent un autre jour.»
Chez Deuxième Récolte, nous croyons que prendre soin des personnes et de la planète est une priorité partagée – une priorité qui exige de la volonté, de la compassion et un apprentissage continu. La nourriture ne devrait jamais être gaspillée alors que d'autres en manquent. Tout en continuant à récupérer et à redistribuer les surplus alimentaires, nous restons engagés à écouter, à apprendre et à soutenir des systèmes alimentaires plus durables et équitables.
